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    September 29

    liberté


    notre seule veritable liberté consiste à decouvrir et à degager la rèalitè spirituelle qui est en nous.
     
    RASTAFRICA


    Retour aux Sources (Part. I)






    En Afrique, le mouvement rastafari a connu un développement majeur au cours des décennies 70-80. Cette " croissance exponentielle " ne s’est pas démentie depuis lors. Selon toute évidence, cet essor doit beaucoup à la propagation des chansons de Bob Marley en particulier, et au reggae en général. S’il fut un atout déterminant, le reggae n’est semble-t-il pas le seul facteur ayant favorisé l’apparition de ce nouveau courant spirituel et culturel sur le sol africain. Les " rastafricains " ont adopté le rastafarisme jamaïcain tout en l’adaptant. Ou serait-ce l’inverse ? Retour aux sources.


    Les Falashas


    L’histoire des Falashas (les juifs noirs d’Ethiopie) fascine la communauté rastafarienne. Cette dernière s’identifie aux juifs exilés à Babylone et affirme que les premiers hébreux étaient noirs. Les Falashas (terme éthiopien signifiant " étrangers ") sont également connus sous le nom de " Beta Israel " : " Maison d’Israël ". Ils pratiquent une forme d’archéo-judaïsme qui semble remonter à la nuit des temps. Si l’on s’en réfère à leur propre tradition, ils seraient les descendants des grands prêtres ayant accompagné Ménélik Ier (fils du roi David et de la reine de Saba) lors du transport de l’Arche d’Alliance d’Israël en Ethiopie au dixième siècle avant JC. Quoi qu’il en soit, leur origine reste des plus mystérieuses, et plusieurs hypothèses sont avancées1. S’il en reste encore un petit nombre en Ethiopie, la plupart (approximativement 10000) des Falashas sont désormais installés en Israël où ils sont confrontés à de douloureux problèmes d’intégration2. A ce jour, l’histoire exacte des juifs noirs d’Ethiopie demeure une énigme.




    " Mau Mau "

    En 1964, une délégation rasta (composée des elders Samuel Clayton, Douglas Mack, et Philmore Alvaranga) visite le Kenya pour étudier les conditions d’un retour en Afrique. Les patriarches jamaïcains rencontrent alors d’anciens " Mau Mau Freedom Fighters "3 de la tribu Kikuyu qui portent fièrement des locks, signes de leur combat passé pour l’indépendance. Plus surprenant encore, ils s’entretiennent par la suite avec des membres de l’Eglise Kenyane Africaine " dont la philosophie était basée sur la divinité de Sa Majesté Haïlé Sélassié Ier. Ces frères vivaient selon le Vœu de Nazareth, ne coupant pas leurs cheveux. Nous étions enchantés de rencontrer ces frères à l’autre bout du monde, avec des concepts similaires à ceux des Rastafariens de Jamaïque ", se remémore l’aîné Douglas Mack dans son livre From Babylone to Rastafari. Le professeur Horace Campbell s’interroge quant à lui sur le dédoublement du nom " Jah " dans les chants et expressions rastas : " Jah Jah ". Il émet l’hypothèse selon laquelle ce nom serait lié au roi africain " Ja Ja " de Obopo (Afrique de l’Ouest) déporté aux caraïbes en 1887. Hypothèse troublante ou simple coïncidence ? Si de nombreuses pistes lient l’éclosion du mouvement Rastafari à l’Afrique, aucune d’entre elles n’est encore suffisamment démontrée.

    Les Bay’ Faal


    Lors d’un entretien avec l’artiste sénégalais Max lo, celui-ci me déclarait tout de go : " Les premiers Rastas, ce sont les Bay’Faal ! ". Les Bay’ Faal sont des musulmans portant les dreadlocks4 (" nyagne ") du Sénégal. La fraternité Bay’ Faal est une branche de l’Islam africain apparue au dix-neuvième siècle : le Mouridisme. Par delà les locks, les Bay’ Faal présentent de nombreux points communs avec les rastas. On dit qu’ils se consacrent pleinement à leur foi et à leur communauté. Les percussionnistes Bay’Faal entonnent des chants en wolof, récitant des versets coraniques et rendent hommage au fondateur du mouridisme : le Cheikh Ahmadou Bamba5, " le serviteur du prophète ". A l’occasion d’une deuxième interview sur le sujet, Souleymane Sarr, chanteur du groupe Niominka’Bi, affirmait :

    " L’histoire des Bay’Faal commence avec le Cheik Ahmadou Bamba, un messager et un grand marabout qui a vécu au dix-neuvième siècle au Sénégal. Il a accompli de nombreux miracles : prier sur l’eau ou endormir des lions. C’est une longue histoire et Rasta est la continuité des Bay’faal. Cheik Ibra Faal6 était le disciple de Bamba. Il est le premier Bay’Faal. " Les parentés possibles entre les Bay’ Faal (qui préexistent aux rastas) et le mouvement Rastafari méritent d’être étudiées en profondeur.

    Egyptologie Noire


    Toujours au Sénégal, l’historien africaniste Cheick Anta Diop a puisé dans l’antiquité égyptienne les sources d’une nouvelle pensée africaine débarrassée de tout complexe d’infériorité : " Pour nous, le retour à l’Egypte dans tous les domaines est la condition nécessaire pour nous réconcilier avec l’Histoire (…), la meilleure façon de concevoir et bâtir notre futur culturel. "7

    Aux antipodes des conceptions eurocentriques, l’Afrique est dépeinte comme étant la mère des civilisations et le berceau de l’humanité8. Là où la plupart des historiens proposaient une version européanisée de l’Egypte pharaonique, les travaux de Cheick Anta Diop s’inscrivent dans la lignée des témoignages d’Hérodote : " Ils sont noirs et ils ont les cheveux crépus. "9 Ce processus de " réafricanisation " de l’antiquité égyptienne a suscité de très vives polémiques quant à l’origine des civilisations. Les querelles scientifiques cèdent parfois la place à des enjeux beaucoup plus douteux (de part et d’autre) et sont susceptibles d’être récupérées par des doctrinaires occidentalistes ou afrocentristes. Les thèses " diopistes " sont aujourd’hui confirmées par les dernières découvertes archéologiques. Les courants de pensée liés à l’" égyptologie noire " ont profondément influencé certains rastas comme Ras Mc Pherson (père de la " Rastology ") et Aakhun George W. Singleton, auteur du livre " Esoteric Atannuology, Egyptology and Rastafariology ".

    Eglises afro-chrétiennes

    Dès le début des années vingt, l’idéologie de Marcus Garvey s’est secrètement propagée (et ce, en dépit de la censure exercée par les empires coloniaux) dans de nombreux pays africains. Attisant les braises de la révolte anti-coloniale, le garveyisme s’est également combiné aux discours religieux des églises afro-chrétiennes (dites " zionistes " ou " éthiopianistes "). Ces dernières sont apparues en réaction aux institutions ecclésiastiques officiellement pro-coloniales. Cette combinaison a donné lieu à de nombreux " syncrétismes "10 où les aspirations mystiques et politiques se révèlent indissolublement liées. Certaines de ces pratiques et de ces croyances (Christ Noir, prophètes et chef spirituel, tuniques et turbans, Sabbat, et une vision de l’Afrique promue au rang de " nouvelle Jérusalem ") présentent étrangement de multiples similitudes avec l’ordre des Bobo Dread.



    Un rastafarisme marleyite


    La diffusion des chansons de Bob Marley au sein du " continent noir " a incontestablement joué un rôle prépondérant dans le développement de la culture Rastafari. Les paroles de Jah Marley constituent ainsi un nouveau " message évangélique " bien plus réjouissant et constructif que les litanies paternalistes des églises missionnaires d’obédience catholique ou protestante. En effet, les lyrics pro-africaines du " MessenJah " exaltaient et renforçaient les desseins panafricanistes du moment : " Africa Unite ". Les décolonisations territoriales exigeaient une toute autre libération : la décolonisation des esprits. Perçu comme une icône prophétique et tutélaire, Bob Marley tend - bien malgré lui - parfois à éclipser celle du Roi des rois. Pour de nombreux " rastafricains ", Bob est encensé11 comme la figure centrale du mouvement rasta. Cette forme de " rastafarisme marleyite " revêt ainsi une portée bien plus culturelle que religieuse.

    Unité Panafricaine


    Revendiquant leur " africanité ", les rastas militent pour l’unité panafricaine. En mai 1963, ils saluent la naissance de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine ") à Addis-Abeba. Le négus abyssin incite tous les Africains au dépassement des particularismes tribaux, à la pacification des conflits inter-ethniques, et à la recherche d’une fraternité supra-nationale : " Nous avons la vision d’une Afrique non seulement libre mais unie. (…) Nous savons qu’ils existe des différences parmi nous. Les Africains possèdent différentes cultures, des valeurs distinctes, des attributs particuliers. Mais nous savons aussi que parmi des hommes d’origines les plus diverses, nous pouvons aboutir à l’union, que les différences de race, de religion, de culture, de tradition ne sont pas insurmontables à l’acheminement d’un peuple uni. L’histoire nous enseigne que l’union fait la force et nous met en garde pour surmonter et vaincre nos différences dans la quête de buts communs, pour lutter, de toutes nos forces combinées, pour l’aboutissement de la fraternité africaine. " A suivre…





    http://www.webzinemaker.com/admi/m1/page.php3?num_web=2584&rubr=3&id=162884




    Notes :

    1 - Plusieurs hypothèses ont été émises sur leur présence en Ethiopie : elle daterait peut-être du treizième siècle avant JC (l’Exode) ou de l’époque de la destruction du Temple au sixième siècle avant JC. Bref, nul ne sait…

    2 - Les Falashas se sont majoritairement installés en Israël : lors de l’" opération Moïse " en 1984, et de l’" opération Salomon " en 1991. Outre le racisme auquel ils sont confrontés, leur " judeïté " est régulièrement remise en question par certaines franges extrémistes juives.

    3 - Au début des années cinquante, la " Land Freedom Army " des guerriers Mau Mau épouse le combat de Jomo Kenyatta (dit " Burning Spear ") pour repousser l’envahisseur anglais. Des photos de ces combattants locksés sont publiées dans la presse jamaïcaine en 1953. Les rastas jamaïcains se sont immédiatement solidarisés avec le peuple kenyan lors de défilés mouvementés à Kingston.

    4 - Historiquement, il est établi qu’un certain nombre de groupes ethniques et de tribus africaines portaient des locks ou des coiffures approchantes depuis l’Afrique antique à nos jours : les Oromo, les Massaï, les Galla, les Bono, les prêtres coptes d’Abyssinie dits " Bahatowie ", les soldats Tyeddo de la société wolof pré-islamique, les okomfo…

    5 - Né au début des années 1850, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est également connu pour avoir fondé la ville sainte de Touba, lieu de pèlerinage des musulmans africains. Le 10 août 1895, il est arrêté une première fois par les autorités françaises qui redoutent son influence grandissante. Il est alors déporté au Gabon où il restera en exil durant 7 années, 7 mois et 7 jours.

    6 - Le Cheikh Ibrahim Faal est né en 1856. Il est le premier disciple du Cheikh Ahmadou Bamba, et le fondateur de la confrérie Bay’Faal.

    7 - Civilisation et Barbarie.

    8 - Opposition entre les thèses monorégionalistes et polyrégionalistes. Cheick Anta Diop postule une seul origine : africaine.

    9 - Euterpe II : 104.

    10 - Bien qu’estampillées " chrétiennes ", et louant " Jésus Christ le Sauveur ", ces églises indépendantes intègrent certaines croyances animistes.

    11 - On observe un phénomène assez proche chez les indiens Havasupai ( vivant dans le Grand Canyon) qui vouent un véritable culte à Bob Marley.

    Boris Lutanie
    Article publié dans Ragga n°46 (décembre 2003)

    Boris Lutanie
     (24 janvier 2004)
    December 20

    UMAJA/KUJICHAGULIA/UJIMA/UJAMAA/NIA/ BONNE KWANZA A TOUS !

    YO FRERES ET SOEURS ..COMME L ANNEE DERNIERE JE PRATIQUE LE KWANZA ..BLACK AMERICAINS AFRICAINS  AUTOUR DU MONDE CELEBRONS ENSEMBLE LA KWANZA 7NBONNES FETES A TOUS

    Umoja    (unité)

    Kujichagulia    (auto-détermination)

    Ujima    (travail et responsabilité collectifs)

    Ujamaa    (entraide économique)

    Nia    (but)

    Kuumba   (créativité)

    Imani   (foi)

     

    Kwanzaa, manifestation du Kawaida

    Kwanzaa, historique

    Communiqué du MIR

    Intervention de Geronimo Ji Jaga le 11 juillet 1997

    Organisation pratique - calendrier  
             - symboles [7 + 7]        
             - 1er des symboles: nguzo saba [7 principes]
             - Propositions pour l'organisation

    http://www.wasadugu.org/kwanzaa.htm

    iz an african american celebration dat focus on our ancestors n culture ; dey use 7 candlez fo it ,1 fo each day n dem candles stand for  unity , self determination, collectiv work n responsability, commerce, purpose, creativity n faith ..
    ..
     
    September 26

    LES EDIIONS MENAIBUC

    13 - 15 Oct : Salon du Livre de la Plume Noire
    le 11ème salon du Livre de la Plume Noire Programme provisoire : 11ème Salon du livre de la plume noire (13-15 octobre 2006) Salle des Spectacles Vendredi 13 octobre 2006 : « Nuit de l'Ecrit ». 16h00 - Ouverture officielle - Des Slams et du Rap : Ahmadou Guaye (Sénégal) « Paris la Douce », (...)

    19 -22 sept : Cinquantenaire du congrès des écrivains et artistes noirs
    Colloque international 1956-2006 Cinquantenaire du 1er CongrÈs international des Écrivains et artistes noirs 19-22 septembre 2006, Paris - UniveristÉ de Paris-Sorbonne - Maison de l'UNESCO Sous le haut patronage de : Koïchiro Matsuura Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour (...)

    25 - 29 septembre : Semaine Culturelle au Nigeria
    Semaine culturelle du Nigeria du 25 au 29 septembre 2006 Organisée par l'Organisation de la Diaspora nigériane Europe-France (NIDOE-France), l'Ambassade du Nigeria à Paris et la Délégation permanente du Nigeria auprès de l'UNESCO Accès : 125, avenue de Suffren, Paris 7e Métro : Ségur, (...)

    Communiqué de l’Association des victimes de l’incendie du 26 août 2005

    June 30

    Tr: Dernier numéro d'Africultures : Esclavage : enjeux d'hier à aujourd'hui





    Africultures fait peau neuve !


    Voilà trois ans que votre revue est trimestrielle. Vous voilà habitués à son épaisseur (250 pages) et à son grand format (24x16 cm) !
    Antoine Tiphine, graphiste de qualité et historien de l'art de formation, en a refondu intégralement la maquette.
    Couverture plus actuelle, sommaire plus lisible, mise en page soignée, polices de caractères modernisées, textes et typographie doublement corrigés, etc.
    C'est une nouvelle revue qui exprime encore mieux la spécificité d'Africultures... en attendant la couleur dans les pages intérieures !

    Vos remarques et critiques sont les bienvenues.

    Bonne lecture à tous !



    AFRICULTURES n°67, 2ème trimestre 2006
    248 pages largement illustrées,
    En librairies
    Ed. L'Harmattan, 22 euros
    ISBN : 2-296-00582-9
    et tout de suite intégralement consultable sur www.africultures.com  :
    - rebonds, diaspos et cahier critique : gratuit
    - article à l'unité du dossier : 1.5 euro
    - dossier : 5 euros


    dossier
    Édito 67
    L’ombre portée de l’esclavage
    Les deux abolitions et leurs ambiguïtés
    Quelles traces dans les représentations et les inégalités ?
    Christiane Taubira
    Abolition de l’esclavage : entre mythes et réalités
    Nelly Schmidt
    Colonisation, liberté et second esclavage
    Oruno D. Lara
    Violence et esclavage
    Caroline Oudin-Bastide
    En finir avec l’histoire occultée : les libérateurs de l’Amérique latine étaient Antillais !
    Nicolas Rey
    L’esclavage dans l’imaginaire colonial
    Sandrine Lemaire
    De l’esclavage au colonialisme : l’image du « Noir » réduite à son corps
    Pascal Blanchard
    L’esclavage et la scène française : d’une Révolution à l’autre ou le Nègre démasqué
    Sylvie Chalaye
    Extrait de La Traite des Noirs
    de Desnoyer et Alboize du Pujol
    « J’ai éprouvé l’urgence à dire »
    Deux questions à Fabienne Kanor
    Humus, de Fabienne Kanor
    Extraits
    De l’esclavage dans l’iconographie du Black Art
    Christine Eyene
    La Rumeur : « 365 cicatrices »
    Les troubles de mémoire : Traite négrière, esclavage et écriture de l’histoire
    Françoise Vergès
    Esclaves et coolies : pour un rapprochement des mémoires
    Khal Torabully
    Islam et « esclavage » ou l’impossible « négritude » des Africains musulmans
    Jean Schmitz
    « Ce qui subsiste après que tout a été détruit »
    Entretien avec Ndary Lô
    Propos recueillis par Virginie Andriamirado, Paris, avril 2006
    « L’Afrique au Brésil, c’est comme l’air que l’on respire »
    Entretien avec Tierno Monenembo
    Akendengue chante Gorée (1)
    Entretien de Gérald Arnaud avec Pierre Akendengue
    « L’épreuve du bateau négrier : négativité totale et positivité absolue »
    Entretien de Roger Rotmann avec Édouard Glissant
    « L’histoire de l’esclavage reste difficile à assumer »
    Entretien d’Ayoko Mensah avec Christiane Falgayrettes-Leveau
    « La gestion de la mémoire est une question hautement politique »
    Entretien avec Ali Moussa Iyé
    Pour une Fondation européenne du Mémorial de la traite des Noirs
    Adeline Masson
    L’Angleterre s’apprête à fêter le bicentenaire de l’abolition de la traite en 2007
    Christine Eyene
    Un requiem pour célébrer Senghor et l’abolition de la traite par les Anglais
    Julie Peghini
    Formes contemporaines d’esclavage : une lutte de longue haleine
    Entretien avec Saori Terada
    Le nouvel esclavage des Gnawa
    Gérald Arnaud
    Histoire et mémoire de l’esclavage
    Livres récents ou rééditions
    Démythifier le passé
    Jean-Pierre Brax
    rebonds
    Les nouveaux damnés de la terre
    Boubacar Boris Diop
    Et si tous les « indésirables » quittaient la France ?
    Christine Tully-Sitchet
    diaspos
    Instinct nègre !
    Pascal Blanchard
    Sarkozy II : l’usine d’intolérance à temps plein ?
    Soeuf Elbadawi
    Quel avenir pour les Noirs de France métropolitaine ?
    Jean-Pierre Brax
    cahier critique
    Musique
    « Il faut arrêter de rêver du passé »
    Entretien avec Ilene Barnes
    Nouveautés du disque
    Gérald Arnaud
    Théâtre
    L’Afrique n’a pas dit son dernier « Io »…
    Sylvie Chalaye
    La ligne bleue des autres ou l’horizon des désirs chez José Pliya
    Sylvie Chalaye
    Cinéma
    Cannes 2006 : qu'est-ce que le cinéma populaire ?
    Olivier Barlet
    Bamako
    d'Abderrahmane Sissako (Mauritanie)
    Olivier Barlet
    Indigènes
    de Rachid Bouchareb (Algérie)
    Olivier Barlet
    Arts plastiques
    Une biennale essentielle mais menacée
    Virginie Andriamirado
    Le quai Branly, musée passerelle du patrimoine mondial ?
    Karine Claeren
    Littérature
    « L’encre est ma demeure »
    Tanella Boni
    Au fil du fleuve
    Taina Tervonen
    Regard sur la politique culturelle de Senghor (1960-1980)
    Daniel Delas
    Senghor à l’honneur
    Boniface Mongo-Mboussa
    Dernières parutions
    Soeuf Elbadawi, Dominique Ranaivoson et Taina Tervonen
    Esclavage : enjeux
    d'hier à aujourd'hui
    n°67 - juin 2006

    ISBN : 2-296-00582-9
    248 pages
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    nouveau Yahoo! Mail et son interface révolutionnaire.
    June 17

    UNCONDITIONAL LOVE .

    UNCONDITIONAL LOVE . .







    Here is a story about lord Krishna that will tell us
    what true love is about.


    Krishna, while living in
    Dwarka with his favourite wife Rukmani, would very
    often softly utter to himself, “O Radha… O Radha.”


    Rukmani felt jealous and asked him why he kept
    remembering Radha so often. Krishna did not say
    anything. He just smiled.


    A few days later, Krishna complained of stomach
    ache. Rukmani gave him medicines, but the pain did not
    go away. He kept moaning in pain.


    Krishna told her that only a little charanamrita
    (blessed water) of a person who truly loved him would
    put an end to his agony. He begged Rukmani to give him
    some of her charanamrita.


    A shocked Rukmani refused:
    “how can I commit such a terrible sin? You are the
    lord of all that be, and if I gave you my charanamrita
    I would surely go to hell.”


    Krishna than asked Rukmani to send an attendant to
    Vrindavan and try and procure some charanamrita from
    someone there. Soon the attendant returned with a
    cupful of charanamrita and as Krishna sipped it, all
    the pain disappeared.


    He then asked the attendant, “Who gave you this
    charanamrita?” the attendant replied, “no one in
    Vrindavan was ready to give it on learning it was for
    lord Krishna.


    Then one young woman came running up to
    me and gave me this cup. Her companions cautioned her,
    “you fool Radha, you are committing the greatest sin.
    But she did not care. She said, “I don’t care about
    what happens to me but I cannot bear to see my beloved
    Krishna in pain.”



    Krishna turned to rukmani standing by his side and
    said, “Radha is not afraid of going to hell for me.
    She only thinks about me.


    So if Radha loves me so
    much, should I also not long for her?”


    This is what true love is about. It is
    unconditional.


    Sacrifice is the most important characteristics of
    true love

    June 14

    Colloque Menaibuc 2006 à Paris


     2006



    www.africamaat.com
    www.menaibuc.com
    Réservez vos places pour le prochain Colloque International Kamit Menaibuc 2006


    Pour faire le point et rendre hommage au professeur Cheikh Anta Diop.


    APPEL A TOUS LES KAMITS, AUX ASSOCIATIONS DIOPIENNES, AUX ADMIRATEUR DE L’OEUVRE DE DIOP, AUX AFROCENTRISTES, AUX EPRIS DE LIBERTE ET DE RESPECT DE LA PERSONNE HUMAINE..

    .
    Les éditions Menaibuc et le site africamaat.com ont le plaisir de vous convier à un vibrant :
    20 après la disparition du professeur Cheikh Anta Diop, le Monde noir a-t-il vraiment compris la dimension historique, pédagogique, politique, culturelle et géopolitique de l’oeuvre du professeur Cheikh Anta Diop ?
    En Kamit(e) responsable, sommes nous engagés à faire connaître et à transmettre la portée de ses travaux autour de nous ?
    Avons-nous su éviter les pièges contre lesquels il nous mettait en garde ?
    Avons-nous su mettre en marche la Renaissance Africaine ?
    Toutes ces questions et bien d’autres encore, seront examinées par des spécialistes, des chercheurs et des égyptologues panafricains venus des 4 coins du monde (Afrique, Amériques, Caraïbes, Europe...).
    A l’heure où le Monde Noir se retrouve sous la "tutelle" occidentale (enseignement, politique, culture, économie...) et semble même ne pas pouvoir saisir l’étendue de son aliénation, ne devons nous pas étudier de près la notion de paradigme développée par le professeur Cheikh Anta Diop ?
    Pour toutes ces raisons et bien d’autres, nous vous invitons sans plus attendre à réserver votre place pour le Menaibuc International Kamit Meeting 2006, prévu les 7, samedi 8 et dimanche 9 juillet 2006 à Paris.
    De nombreuses personnalités ont été conviées à prendre part au Colloque 2006 :
    Ama Mazama (USA), Molefi Kete Asante (USA), Jean Philippe Omotunde (France), Mubabinge Bilolo (Allemagne), Doumbi Fakoly (Afrique), Leonard Jeffries (USA), Daouda NDiaye (Sénégal), Pascal K. Adjamagbo (France), Jean Charles Gomez (France), Oscar Pfouma (France) , S. Kalamba Nsapo (Belgique), Yves Ekoué Amaïzo (Autriche), Picotti de Camara (Argentine), Lucien Pambou (France), Lucia Chiavola Bimbaum (Italie), Pierre Nillon (France), Pr Kapet de Bana (France), Tété Godwin (France), René Louis Etilé (France), Théophile Obenga (USA), M’Bocka Kiesse (France), Meinrad P. Hebga (Cameroun), Thierry Mouelle II (France), Joby Valente (France)...
    MOLEFI KETE ASANTE - 118.4 ko
    MOLEFI KETE ASANTE
    AMA MAZAMA - 15.5 ko
    AMA MAZAMA
    Les associations sont invitées à venir nous faire part de leurs témoignages et activités (nous contacter par mail : menaibuc@wanadoo.fr).
    Comme d’habitude, une visite du musée du Louvres sera organisée le dimanche matin (prévoir achat du ticket d’entrée).
    Téléchargez votre Bulletin d’inscription - 68.5 ko
    Téléchargez votre Bulletin d’inscription

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    April 09

    « Les Africains ont-ils vendu leurs frères Antillais ? Anatomie

    INFOS PRESSE

    http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=641
    http://www.menaibuc.com/breve.php3?id_breve=173


    Conférence : « Les Africains ont-ils vendu leurs frères Antillais ? Anatomie
    d un contentieux historique » 
    CONFÉRENCE LE SAMEDI 15 AVRIL 2006 A
    18h30

    Evénement culturel exceptionnel à Paris - Communiqué officiel

    Le comité QUILOMBO pour la rédaction d’une « Histoire générale des
    Noirs en France » et les Editions MENAIBUC organisent le Samedi 15 avril
    2006 de 18h30 à 22h00 une conférence-débat sur le thème suivant : « Les
    Africains ont-ils vendu leurs frères Antillais ? Anatomie d’un
    contentieux historique »

    Cette conférence sera introduite par le professeur Jean Charles Coovi GOMEZ
    (Egyptologue, philosophe et historien). Les autres communications portant
    sur des thématiques connexes seront présentées par  MM. Jean Pierre SOUHROU
    (Président de Carrefour Caraïbes, Jean Philippe OMOTUNDE (auteur, chercheur
    en histoire co-fondateur du site Africamaat.com), et Jean Charles TOCAIL.

    Un débat ouvert, libre et contradictoire s’engagera entre
    l’auditoire et les intervenants afin de favoriser dans toute la mesure
    du possible la manifestation de la vérité historique.

    En présence exceptionnelle de Mme Marthe Moumié, épouse d’un membre
    fondateur de l’UPC, Félix Moumié, de passage sur Paris pour présenter
    son nouvel ouvrage.  

    Adresse : Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 Rue St. Jacques
    75005 Paris. RER B : LUXEMBOURG (Sortie rue de l’abbé de l’épée)
    Participation : 5 euros.

    Programme de la manifestation

    18h30-18h40 :
    -  Ouverture de la manifestation et présentation des thématiques (Par Jean
    Charles C. Gomez et S. Mezepo)

    18h40-19h40 :
    -  Conférence "Les Africains ont-ils vendu leurs frères Antillais ? Anatomie
    d’un contentieux historique" (Par Jean Charles C. Gomez)

    19h40-20h00
    -  Pause

    20h00-20h20
    -  Tableau chronologique et analytique des résistances anti-esclavagistes en
    Afrique et dans la Caraïbe. (Par Jean Pierre Sourhou)

    20h20-20h40
    -  Les traites négrières : essai d’histoire globale. Ouvrage
    historique ou révisionniste ? (Par JP Omotunde)

    20h40-21h00
    -  Un éclairage historique nouveau sur la figure centrale occultée de la
    révolution guadeloupéenne : Joseph Ignace (Par Jean Charles Tocail)

    21h00-21h20
    -  Les Noirs face à l';offensive du négationnisme : Quelle stratégie
    adopter ? (Par P.K. Adjamabo)

    21h20-21h40
    -  Une victime africaine du colonialisme français : Félix Roland Moumié
    (Présentation de l’ouvrage par Mme M. Moumié)

    21h40 Débat général et conclusion
    March 15

    LA COLONISATION, L’AUTRE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ

    LA COLONISATION, L’AUTRE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ

    14.00 €

    Seule la victime d’une agression vérifiable est apte à qualifier cette barbarie et à en mesurer les conséquences.

    Le bourreau, surtout lorsqu’il est pris en flagrant délit, devrait avoir la décence de reconnaître son forfait et de se confondre en excuses. Mais la France - une certaine France - est parfaitement malhonnête.

    Alors que sa victime porte toujours sur son corps meurtri et dans son esprit violé, les traces douloureuses et visibles de la colonisation, cette France-là prétend honteusement qu’elle l’a violentée pour son bien.

    La France a organisé le déclin de l’Afrique en la détournant de sa religion, de sa spiritualité, de sa langue, de sa culture.

    La France a organisé le déclin de l’Afrique en l’expropriant de son sol, pour la dépouiller de ses richesses naturelles tant agricoles que minières. La France a organisé le déclin de l’Afrique en sabotant ses structures sanitaires pour en faire le terrain de prédilection de toutes les maladies connues et encore inconnues.

    Les infrastructures routières, portuaires et ferroviaires qu’elle a laissées en Afrique, par calcul, sa langue qu’elle lui a imposée dans un objectif de génocide culturel, sont les témoins visibles de souffrances sans nom infligées aux Africains.

    Pour sortir de la situation de peuple méprisé sur toute la surface de la terre un sursaut de dignité s’impose, qui réclame la rupture totale et définitive avec tout ce qui pérennise la colonisation.

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    Dans la même rubrique

    http://www.menaibuc.com/article.php3?id_article=176

    February 26

    Discussion sur HO, RÊVES..

     

    Citer http://spaces.msn.com/odha-love/blog/cns!F2A7FA58AF470D91!2283.trak

    HO, RÊVES..
     
     
    Pour les enfants de la patrie
    Le jour d'y croire est arrivé
    Entre nous, la tyrannie
    Les bobards, c'est bien terminé
    Oui les bagarres, c'est bien terminé
    Efforçons nous dans nos campagnes
    D'ouvrir nos esprits à donner
    De la paix, de la tolérance
    Retrouver les vertus de la France.
     
     
     
    Oh rêve, citoyen
    Formons enfin l'union
    Vivons, vivons
    La liberté et la fraternité
     
     
     
     
    A tous les frères de la patrie
    La régression est terminée
    Entre nous, toutes ces conneries
    On ferait mieux d'apprendre à s'aider
    Sans céder enseigner à s'aimer
    Et de la couleur de nos compagnes
    Naîtront des enfants par milliers
    Qui s'aimeront dans leur diversité
    Effaçant les dernieres batailles
     
     
    February 18

    Le problème de LA Morale

    De : Surnom MSNRalph3678  (Message d'origine) Envoyé : 17/02/2006 10:30

    Le problème de LA Morale

    Le problème principal de "LA" Morale est de confondre la "théorie", à savoir l'Idéal, et la "pratique", c'est-à-dire la réalité concrète de notre monde humain. De ce fait, les humains, qui ont par nature l'idéal du Bien, comme également ceux du Beau et du Vrai, cherchent à transposer l'Idéal dans le quotidien, le "parfait" dans ce qui est "imparfait". Il ne faut donc pas s'étonner, si cela ne fonctionne pas dans la "pratique", à savoir la marche du monde...

    Certes, chacun a par nature l'idéal du Bien, mais chacun en a seulement sa propre représentation. En effet, nous ne pouvons pas penser un seul concept sans penser à la fois son concept "idéalisé" : femme et femme idéale, justice et justice idéale, égalité et égalité idéale, etc., etc. Toutefois, nous en avons seulement l'image individuelle ou collective (religieuse, par exemple), sans jamais atteindre l' "Idéal en soi " qui, précisément, est "sans image"... 

    Il en va ainsi de LA Morale, dont nous sommes bien obligés de constater la diversité des catéchismes, avec leurs commandements et leurs interdits spécifiques, relatifs à une époque, un lieu, une croyance, un groupe, etc., qui sont tout sauf universels, plus précisément tout sauf "absolus"; et d'autant moins, compte tenu de ce qui est colporté depuis des millénaires. C'est ainsi que je viens d'apprendre que tous les hadiths imputés à Mahomet auraient nécessité qu'il parle pendant 250 ans. .! (cf. récente émission sur France Culture

    Pourtant, chacun ou chaque groupe prétend imposer aux autres l'observation de son propre catéchisme, représentant à ses yeux l'Idéal du Bien, alors qu'il n'en contient que sa "représentation idéalisée"; mais cela est tellement commode pour condamner moralement les autres, et en tirer des avantages !

    Même lorsque les humains se sont entendus, en 1948, pour établir un catéchisme soi-disant universel, ils n'ont exprimé,  là, rien d'absolu, comme la controverse actuelle en témoigne en matière de liberté d'expression.  La relativité de ce catéchisme était déjà manifeste dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, puisqu'il y avait contradiction entre son article 19, qui se référait à l'Absolu, à la liberté d'expression soi-disant absolue, et son article 29, qui livrait à l'arbitraire des Etats le soin d'en décider; ce que confirment aujourd'hui certaines déclarations officielles, chef de l'Etat inclus.

    Alors, y a-t-il réellement LA Morale, unique et universelle, ou  multiplicité des morales, dont certaines s'adaptent seulement à ce qui est tenu pour bien à telle ou telle époque (cf. en matière d'avortement, par exemple), mais condamné antérieurement ou en d'autres lieux, au même moment..?

    La marche du monde me force à constater que même le catéchisme soi-disant universel se distingue surtout par son "inobservation universelle". Puisque rien n'est absolu dans notre monde, chacun contrevient forcément sur tel ou tel point à la morale reconnue par d'autres. Surtout, comme déjà écrit ailleurs : face à l'Idéal, chacun est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal  ; pas de quoi donner des leçons de morale aux autres !

    Le problème de la superstition moraliste, comme des autres formes de la Superstition [religion, métaphysique, idéologie], est d' "absolutiser le relatif", au lieu d'admettre que tout est relatif dans notre monde humain.

    Conséquence : chacun brandit LA morale "absolutisée " contre l' "autre", surtout lorsqu'il dérange nos intérêts "égoïstes ". En réalité, il brandit seulement sa conception personnelle de LA Morale, qu'il tient  pour absolue, mais il l'applique beaucoup plus rarement pour dénoncer publiquement son propre égoïsme, ou simplement se conformer à sa propre morale en toutes circonstances : même lorsqu'elle contrarie ses intérêts égoïstes; comme le monde politique notamment l'illustre à tout instant.

    La modification de notre propre égoïsme commence par la prise de conscience de la relativité de notre monde humain, à savoir de tout ce qui est pensé dans et sur notre monde. Cela permet déjà d'éviter les condamnations moralisatrices envers les autres. Tout irait déjà moins mal sur terre, si chacun pouvait reconnaître : "Plus égoïste que moi, tu meurs ", quelle que soit par ailleurs sa conception personnelle de l'Idéal du Bien..!

    Cf. Texte "Ethique et morale", publié dans un autre post 

     

    http://groups.msn.com/Cercledesphilosophes/

    February 16

    Sur les dangers de l'intelligence


    Sur les dangers de l'intelligence

    de N. Lygeros et P. Widsten

     

    Pour ceux qui détiennent le pouvoir et qui cherchent à contrôler les gens, il n'y a rien de plus dangereux que les intellectuels qui, en écrivant des articles incriminants et en dénonçant des actes iniques, peuvent réussir à convaincre le peuple oppressé de la nécessité du changement. De manière consensuelle, il est évident que tout le monde accepte cela comme un truisme. Mais intellectuel ne veut pas nécessairement dire intelligent.

    Ne serait-ce que du point de vue de la terminologie le mot intelligent est rarement utilisé pour qualifier une personne comme s'il représentait un tabou linguistique. Les gens préfèrent en général parler d'intellectuel par euphémisme même si ce mot peut lui aussi comporter parfois une connotation négative. Cette réticence à utiliser le mot intelligent est révélatrice quant au rapport qui existe entre cette notion et la société.

    À plus petite échelle, au niveau local pour l'humanité, quelqu'un peut considérer qu'une personne plus intelligente que lui constitue une menace. Il peut penser qu'il risque de perdre son emploi à cause de l'autre qui est plus compétent que lui. Et s'il s'agit d'une personne centrale dans une association ou un groupe social alors elle peut avoir peur de perdre son influence sur le groupe et le respect de ce dernier. Car, par essence, une personne intelligente est capable de briser un statu quo qui est normalement favorable à quelqu'un.

    L'intelligence supérieure peut devenir un problème pour ceux qui cherchent un emploi. Aujourd'hui, de nombreux employeurs utilisent des psychologues pour évaluer la capacité cognitive des candidats. Souvent les tests utilisés à cette fin mesurent principalement l'intelligence abstraite. Jusqu'à un certain point, surtout s'il s'agit de travail scientifique, c'est naturellement avantageux d'obtenir un bon résultat dans ces tests. Mais la situation devient défavorable pour le candidat sévèrement surdoué car l'employeur pense à tort que ce genre d'employé pourrait être trop abstrait pour un poste où il est nécessaire d'avoir aussi un esprit "concret" et qu'il serait incapable de travailler efficacement. Il commet l'erreur de supposer que l'intelligence abstraite extrême se manifeste seulement en l'absence d'autres qualités essentielles pour le travail. Donc, il évoque l'ancien stéréotype d'un scientifique capable de résoudre le mystère du voyage dans le temps mais qui ne sait même pas comment changer une simple ampoule. Sans doute, ce type d'individus existe, mais il ne représente qu'une minorité des surdoués.

    Plusieurs des grands inventeurs des siècles passés, considérés aujourd'hui comme des génies, possédaient non seulement de grandes idées mais ils étaient aussi capables de réaliser de leurs propres mains les expériences nécessaires pour développer leurs idées et finalement concrétiser leurs créations en leur donnant une forme physique. Le champ des sciences naturelles, par exemple, abondent en universitaires qui doivent aussi bien planifier leur travail que le réaliser dans un laboratoire, souvent sans disposer de l'aide d'un assistant de laboratoire dont ils pourraient profiter dans l'industrie. Il serait bien impossible pour ces chercheurs de créer des instruments sophistiqués et de les manipuler s'ils ne pouvaient pas penser sur le plan pratique.

    Toujours selon ce "raisonnement" basé sur un stéréotype, aux yeux des employeurs le surdoué court aussi le risque d'être considéré comme incompétent pour les tâches comportant peu ou pas de travail manuel comme celui du directeur général d'entreprise. Car selon le stéréotype, il vivrait dans son propre monde détaché de façon permanente du reste du monde, il n'aurait pas d'idées et de solutions pratiques et même s'il en avait, il ne saurait pas les communiquer aux autres. Ou peut-être aborderait-il les affaires d'une manière trop compliquée pour que les autres puissent le comprendre. Cependant, les compagnies qui misent sur la recherche et le développement peuvent tirer un grand profit des employés qui, grâce à leur intelligence, savent créer quelque chose d'original et le mettre en pratique. C'est donc une grave erreur que d'écarter les individus sévèrement surdoués en les classant d'"intellectuels inutiles" avant d'évaluer leur capacité de fonctionner dans le monde du tra vail. Le cerveau est un organe dont les capacités permettent à son propriétaire de passer d'un niveau abstrait à un niveau concret, les deux niveaux étant parfaitement conciliables, et cette propriété ne disparaît pas quand on approche un niveau de cognition abstrait très élevé.

    Cependant les surdoués participent rarement de manière effective à l'évolution sociale. Une explication partielle de l'inertie intellectuelle des surdoués est la suivante : noyés par la société et écrasés par la structure institutionnelle qui la gère, les surdoués ont rarement conscience de la possibilité d'une modification qui peut mener à une évolution sociale. Il faut dire aussi que l'on ne cesse de d´ecrire l'intelligence comme une capacité à s'adapter. Alors qu'il n'en est rien. L'intelligence ne s'adapte pas à l'environnement, elle le transforme. Cette rupture est effectivement une caractéristique de l'individu intelligent. Car l'intelligence est une forme d'équilibre instable. Et cette caractéristique qui permet de résoudre des problèmes à l'aide de méthode comme celle du raisonnement non uniforme peut engendrer un malaise chez celui qui en est le témoin et non le détenteur.

    Le problème peut devenir beaucoup plus important avec le regroupement des surdoués. Car, cette fois, la société ne se retrouve plus avec des individus isolés mais avec un groupe structuré. Alors ses craintes ne font qu'augmenter et elle tente alors de le stigmatiser afin de le mettre à l'écart. Le marginal, une fois en groupe avec d'autres marginaux, peut devenir nuisible... Le premier regroupement de ce genre eut lieu en 1946 grâce à Roland Berrill et Lance Ware, il s'agissait de Mensa. Cependant il faudra attendre l'année 1974 avec la société I.S.P.E., créée par Christopher Harding, pour voir émerger une véritable société de surdoués au sens de M-classification.

    Si l'on conserve l'analogie entre l'individu et la société, comme il est naturel de se poser la question de l'apport de l'individu à la société, surtout si ce dernier est considéré comme un surdoué voire un génie, il est tout aussi naturel de se poser la même question pour une société de tels individus. Car la crainte provient aussi de la possibilité d'un apport. Nous en arrivons alors au problème crucial suivant : quel est le rôle des sociétés à haut quotient intellectuel dans la société ?

    Il ne s'agit pas pour nous de faire l'apologie des sociétés à haut quotient intellectuel mais de comprendre leur nature sur le plan ontologique. Aussi il serait fallacieux de dire que cet apport n'est pas négligeable pour la société. Il faut en être conscient car c'est un fait, non une théorie. Car actuellement l'unique contribution des sociétés à haut quotient intellectuel c'est de permettre à leurs membres de se rencontrer et de se connaître sans que ces actions aient des conséquences pour la société. Le problème est que cette situation est considérée comme une fin en soi et une justification de l'existence de telles structures alors qu'il n'en est rien ! Et aucune de ces sociétés ne réalise son but initial à savoir reconnaître l'intelligence et l'utiliser pour le bien de l'humanité. Il est bien évident que l'humanité n'a que faire de ce genre de regroupements. Car pourquoi faire l'éloge de la différence si ce n'est pour l'accepter afin de la valoriser pour créer une oeu vre commune qui transcenderait notre nature et la justifierait, a posteriori, par l'apport qu'elle représenterait pour l'humanité entière.

    Si nous considérons à présent des sociétés qui revendiquent un niveau de seconde phase pour leurs membres comme Mega et Titan, créées par Ronald Hoeflin dans les années 1982 et 1986, la situation est différente. Car dans leur cas leur créateur ne préconisa leur existence que pour l'étude de l'intelligence dans une zone qui correspond aux limites de la cognition humaine. Le but était donc tout autre puisque indépendant de la société en général. Il s'agissait déjà d'une critique du fait que le simple regroupement de surdoués ne pouvait pas être une fin en soi. Ainsi les sociétés à haut quotient intellectuel sont passées du statut de club à celui de pôle de recherche. Sans que cette transformation n'interfère pour autant sur la société en général puisque ces pôles demeurent confinés dans une sorte de huis clos non propice à la création. Récemment la situation s'est aggravée et ce, pour deux raisons : la société Mega s'est scindée en deux factions, et la branche majoritaire a décidé de ne plus accepter de tests de puissance en tant que tests d'admission. Après une p´eriode d'attente, il est devenu évident que la situation nécessitait un changement radical.

    C'est dans ce cadre, que fut créée, en 1999, la société Pi par l'un des auteurs. Cette fois, le but de la société fut clairement explicité par le paragraphe 6 de M-classification à savoir :

    6. La société est un système mental.
    6.1 La société est une structure ouverte. (au sens de Eco)
    6.2 La société est pluridisciplinaire.
    6.3 La société suit le précepte téléologique. (au sens de Checkland)
    6.4 La société est conçue comme un centre de recherche dont les buts principaux sont :
    6.4.1 L'étude de l'intelligence. (au sens de Jensen)
    6.4.2 L'étude de la complexité.
    6.4.3 L'étude des fondements gnoséologiques.
    6.4.4 L'étude des processus irréversibles. (au sens de Prigogine)
    6.4.5 La reconnaissance de motifs via une perception globale.
    6.4.6 La recherche de l'isomorphie de concepts, de lois et de propriétés émergentes. (au sens de Bertalanffy)
    6.4.7 La recherche d'invariants conceptuels. (au sens de Lambert)
    6.4.8 La création de modèles cognitifs génériques via les mathématiques.
    6.4.9 La création de paradigmes via la formalisation linguistique. (au sens de Kuhn)
    6.5 La société suit le précepte du globalisme. (au sens de Checkland)
    6.5.1 Son approche est holistique.
    6.6 La société est une métapreuve existentielle du facteur g.
    6.7 L'oeuvre crée l'être
    .

    Depuis le moment de sa création la société Pi s'est dotée de Perfection : un journal mensuel, polyglotte, à structure ouverte i.e. accessible par internet. Ainsi toutes les créations du groupe sont ouvertes sur le monde sans aucun caractère exclusif. Cette société a donc remplacé le processus de confinement par une liberté asymptotique. Il ne s'agit plus de cacher une production locale mais d'interférer globalement sur la société via une structure transversale à l'instar d'un réseau neuronal

     

    Opus of N. Lygeros

     

    les dangers de l'individualisation de l'enseignement

     

    http://groups.msn.com/MKBFSAFRODIGITALSONG

    February 03

    VOS SLOGANS ET DESSINS POUR LA DEFENSE DE LA TERRE

    Le million de participants clic

     999 980 participations encore!
    Lundi 23 Janvier 2006

    VOS SLOGANS ET DESSINS POUR LA DEFENSE DE LA TERRE.

    Vos dessins et slogans seront exposés dans la rubrique "L'article à 1 million de dessins" dans le cadre d'une campagne de sensibilisation pour la défense de la Terre. Le résultat, une immense fresque virtuelle.  Ci dessous veuillez trouver la liste des participants à la fresque pour la Terre!

    Le MILLION DE PARTICIPATIONS!


     

     made in écriture.


     SOS pour la terre! ! ! made in  UFO 


     

     

     made in Madeline


    La terre un autre univers dans le systéme solaire. La terre avec toute sa misére et ses galéres. La terre il faut sauver la terre, il faut sauver notre terre. Dessiner sur des millions de papiers pour la sauver. Dessiner et se rassembler pour la garder. Dessiner pour l'aider, pour nous aider.

    *

    Moi je dis continuer à en envoyer pour nos ancêtres qui  nous ont fourni une terre qu'ils aimaient alors pour nos descendants donnons leur une terre qu'ils pourront aimer

    made in Lapinator


     

    JE COMPTE SUR VOUS SI VOUS PASSEZ SUR MON ESPACE NORMALY .... VOUS DEVRIEZ PARTICIPER

    MERCI A TOI ORION

    http://quelmonde.over-blog.com/article-1672585.html

    February 02

    Discussion sur NEGRITUDE ET HUMANISME

     y a pas de frime sur ce blog juste  de bons mots et de bonnes intentions , un frere senegalais biafara

    Citer

    NEGRITUDE ET HUMANISME
    négritude et humanisme
    Nous avons tout oublié,comme nous savons le faire:les deux cents millions de morts de la traite des negres,les violences de la conquête,les humiliations de l'indigénat.Nous n'en avons retenus que les apports positifs.
    Nous avons été le grain foulé au pied,le grain qui meurt,pour que naisse la Civilisation nouvelle.A l'echelle de l'homme integrale.
    Leopold Sédar Senghore
    January 27

    poème sans fin (RÊVE de PAIX)

     

    Cette section est réservée au poème sans fin. (Depuis : Février 2002)
    L’idée originale est d’écrire en langue française, le plus long poème
    jamais publié en impliquant le plus grand nombre d’auteurs provenant du plus grand nombre de pays au monde.
    I
    l s’agit simplement de continuer le poème dans la forme suivante :
    Des vers
    d'une douzaine de pieds (syllabe prononcée d'un seul trait ) et des rimes suivies le plus possible.
    (Les règles de la versification demeurent très libres toutefois.)

    Exemple
    :
    J'ai besoin de t'aider à tirer la charrette (12 pieds)
    À répandre le blé sur cette Terre inquiète (12 pieds

     

    le poème sans fin
    (RÊVE de PAIX)

    1- La PAIX dans notre monde, est un RÊVE qui s’éveille ;
    2- Il s’étire, il respire, sourit et s’émerveille
    ,
    3-
    Regarde par sa fenêtre : Bonheur et Pauvreté,
    4- Amour et Solitude, Misère et Amitié.
    5- Pourquoi tant de souffrances ? Pourquoi tant d’injustices ?
    6- Quand on peut s’entraider en devenant complices
    7- Des Sourires de la Vie, des Caresses enjouées
    8- Où s’évaporent la haine, et la rivalité.
    9- Mais, pourquoi ce beau RÊVE s’est-il donc envolé ?
    10- Était-ce trop pernicieux pour lui que de rester ?
    11- N’affichions-nous pas de la crédibilité ?
    12- La déception l’a défait, l’a empoisonné.
    13- À tout prix, nous devons reconquérir ce RÊVE.
    14- Pour qu’il soit présent bien plus qu’une minute brève.

    PARTICIPE C EST A TOI NOW

    LA PAIX AVEC TES MOTS biafara

    http://www.cstrois-lacs.qc.ca/endl/gr601/poeme.htm

     

     

     

     

     

     

     

    December 27

    LE LIVRE DES CHANGEMENTS

    De : Damien_Préault

    http://groups.msn.com/Cercledesphilosophes

     
    Voici un livre à lire. Pour plus d'info:
     
    Et pour faire écho à Richard lire:
     
     
    Pour plus d'info:

    enquêtes sur le Jésus historique à lire avec modération


    Voici un lien (enquêtes sur le Jésus historique) à lire avec modération tant pour les croyant que pour les non croyants :
     
     
     
     
    December 25

    KEEP UR DREAMS

    Keep Your Dreams Alive
     
    December 18

    Le Cercle des philosophes fête son premier anniversaire 2005.

     
     
    De : Surnom MSNDamien_Préault  (Message d'origine) Envoyé : 15/12/2005 11:12
    Le Cercle des philosophes  fête son premier anniversaire le 16 décembre 2005.
    Il y a un an, lorsque j'ai mûri ce projet, je ne pensais pas réunir autant d'individus d'horizons différents.
    Veuillez donc recevoir à ce jour toute ma sympathie même si certains d'entre vous ne viennent que périodiquement enrichir nos échanges.
    Si je n'avais pas rencontré mon amie sur internet, je serais sans doute à l'heure actuelle en train de déambuler dans la capitale française.
    C'est bien parce que je me suis retrouvé dans la campagne bretonne qu'il me semblait nécessaire de créer un groupe afin de ne pas me couper du monde. La création de ce groupe a donc été pour moi un moyen de poursuivre non sans fanatisme ma carrière de militant (Droits de l'homme, anti-fascisme, anti- sexisme, rassemblement des peuples...).
     
    Un grand merci à tous les participant(e)s sans qui ce groupe de discussion ne serait pas devenu ce qu'il est aujourdhui.
     
    Damien Préault
     
    OLALALALALAL ON PENSAIS FAIRE LA FETE SANS BIAFARA  ALORS C 1 ANNI VERS deSSERT ..... ou est la bouffe.... c bien tout blanc ca de penser qu au choclat.... j ai pas envie de me mordre les finguers..... ou alors chocolat blanc pour tout le monde.... ca me rapelle (mais si liberatch) que j ai mon chamois d'or, ce jour la j avais  battu les blancs  en neige .....doula la la la ....bon passons aux choses serieuses ....
     ON SE CALME CE N EST QU 1 ANNIVERSAIRE
     
      voila qui change du chocolat tout noir c fou comme j aime les melanges  .....
     
    ALORS AMIS QUI SOMMES NOUS VRAIMENT ....?
     
    NON CE N EST PAS MOI .... NON CE N EST PAS DAMIEN C PERSONNE
      "franchement y ont pas autre chose a faire ...a ces humains...."  
     
     biafara